Coup de projecteur : Afghanes en résistance

Elles sont cinéastes, journalistes ou femmes politiques. Certaines ont été assassinées pour leurs idées. Du 5 mars au 11 avril, dans le cadre de l’exposition Voices on the rise, la Dorothy’s Gallery, à Paris, expose des clichés d’Afghanes qui risquent leur vie pour exister. Nous avons rencontré Khorshied Samad, l’une des deux commissaires de cette exposition.

Khorshied Samad, journaliste et photographe américano-afghane, épouse de l’ambassadeur d’Afghanistan en France, fait en sorte que Voices on the rise voyage dans les galeries du monde entier pour sensibiliser un maximum de personnes. Pour elle, ces femmes qui prennent part à la vie publique, qui montent des associations et travaillent dans les médias afghans sont de véritables héroïnes.
Selon Khorshied Samad, malgré les menaces, la journée de la femme est célébrée en Afghanistan. Mais plus dans les villes qu’à la campagne. Car c’est bien là que les droits des femmes sont le plus bafoués. Et à cela, la Constitution de 2004 qui était censée leur garantir l’égalité avec les hommes, n’a pas changé grand-chose…
Et elle se montre plutôt sceptique sur le plan d’action pour les femmes afghanes, annoncé en janvier par Hillary Clinton. Pour elle, le changement viendra d’abord du peuple afghan lui-même.
En marge de Voices on the rise, une douzaine d’artistes contemporains internationaux exposent également jusqu’au 11 avril dans la Dorothy’s gallery leurs œuvres sur le climat d’oppression qui sévit en Afghanistan.
Des conférences et des concerts ponctueront ces cinq semaines. Lire le programme >>
Dorothy’s Gallery, 27 rue Keller, 75011 Paris.
Tel : 01 43 57 08 51.
Ouvert du mercredi au samedi, de 13h à 19 h et le mardi et le dimanche, de 16 h à 19 h.

Publié le 24/02/2014

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