La France en Afghanistan Ambassade de France à Kaboul
fontsizeup fontsizedown

 français    English    دری  
Accueil » L’ambassade » Histoire de l’ambassade

Histoire de l’ambassade

JPEG - 12.6 ko
Maurice Fouchet, premier ambassadeur de France en Afghanistan

Dès la proclamation de l’indépendance de l’Afghanistan, la France envisage d’y établir une Légation. Le 8 juillet 1922 est déposé un projet de loi pour le vote de crédits nécessaires à l’ouverture d’une représentation diplomatique.

En mars 1922, le gouvernement afghan propose par lettre de faire don à la France d’un terrain à Kaboul pour y construire la Légation de France. Ce projet de construction demeure inabouti puisque le 19 décembre 1923, Maurice Fouchet, premier Ministre de France dans le pays, signe avec la municipalité de Kaboul un bail de location d’un palais afghan, dont le loyer est fixé à 7500 roupies afghanes.

En 1927, M. Feit, Ministre de France, cède au gouvernement afghan une partie de l’immeuble afin de lui permettre de faire construire une école de télégraphie. Il est prévu que la France reçoive en compensation un terrain sur lequel les Afghans feront construire une maison à leurs frais. La construction d’un tennis est également projetée.

En raison des troubles qui agitent le pays, la Légation est évacuée le 21 février 1929. L’immeuble est pillé et selon un rapport de M. Hackin, le chef de la Délégation archéologique française qui a regagné Kaboul en août 1929, le jardin est en friche et les bâtiments en piteux état. Le nouveau gouvernement afghan s’engage à verser les dédommagements nécessaires.

Albert Bodard, qui prend son poste en décembre 1931, signale aussitôt à sa hiérarchie l’état lamentable de la Légation : toiture percée, crevasses dans les murs qui servent de refuge aux rats et aux souris, etc. Grâce aux crédits qu’il obtient, il parvient à améliorer la situation, comme on peut le constater sur les photographies de la Légation en 1931.

Après son départ, la situation se dégrade à nouveau. En avril 1940, le ministre de France dresse le sombre tableau d’une maison lézardée, médiocrement meublée (des « galeries Barbès ») et où le bureau de l’ambassadeur s’ouvre sur le poulailler...

La Légation est fermée en avril 1943, les intérêts français sont confiés à la Turquie et la garde des bâtiments est assurée par M. Gudin, Français auxiliaire de la Légation.

Les relations diplomatiques entre la France et l’Afghanistan sont rétablies en décembre 1945. Le 16 avril 1949, les légations sont élevées au rang d’ambassades. L’Etat afghan est toujours propriétaire des bâtiments et jusqu’au début des années soixante, la même litanie revient sous la plume des ambassadeurs de France en Afghanistan : les fréquentes secousses sismiques provoquent des lézardes, la toiture prend l’eau, les peintures ont besoin d’être refaites, etc.

Liens utiles

Facebook Twitter Google+ Foursquare Youtube Dailymotion Flickr RSS