La coopération policière

Les efforts principaux du service de sécurité intérieure de Kaboul portent sur :

  • la police judiciaire ;
  • la lutte contre les trafics de stupéfiants ;
  • le soutien à l’ANCOP ( Afghan National Civil Order Police).

Face aux nombreux acteurs internationaux présents, en liaison avec la chancellerie, il anime et coordonne les actions nécessaires (EUPOL Afghanistan, ISAF, International Police Coordination Board …). En 2014, il dispose d’un budget de coopération de 170 000 € (fonds de solidarité prioritaire).

. JPEG Un Expert Technique International police pilote les composantes « Police » et « Sécurité Civile »

Un Officier de Liaison « Stupéfiants » développe la coopération internationale et les échanges de renseignements, en particulier avec les pays de la région et d’autres pays impliqués ou des organismes comme notamment l’ONUDC.

Un coopérant gendarmerie suit tout particulièrement la coopération avec l’ANCOP.

Sûreté aéroportuaire de l’aéroport international de Kaboul : la formation de la police aux frontières afghane.

L’aéroport international de Kaboul est un point clé du territoire, véritable sas d’entrée sur le pays pour la communauté internationale. Sa sécurité est un enjeu majeur. Elle est l’un des axes de coopération conduit par le service de sécurité intérieure de l’ambassade de France à Kaboul.

JPEG Du 19 au 25 avril 2014, 15 stagiaires de la direction générale de la police aux frontières (ABP) en poste à l’aéroport international de Kaboul ont suivi une formation dispensée par la gendarmerie des transports aériens française.

Après une visite rapide des différents postes tenus par « l’afghan border police » à l’aéroport et des points de contrôle des passagers et des bagages, les stagiaires ont pu se confronter la doctrine et la pratique française en matière de sureté aéroportuaire, parfois assez éloignée des pratiques afghanes.

La présentation des techniques de contrôles aux points d’inspection et de fouille, ainsi que celle du contrôle par détecteurs aux rayons X ont particulièrement attirés l’attention des stagiaires.

Les instructeurs français sont notamment revenus sur la procédure d’étalonnage des détecteurs à l’aide de la "valise test", procédure permettant de calibrer l’appareil afin de pouvoir détecter avec discernement les produits illicites ou dangereux.

De même, compte tenu du contexte sécuritaire local, l’importance du rôle de contrôle des forces de police sur les personnels des sociétés privées de sécurité a été souligné.

Les autorités afghanes ont fait part de leur grande satisfaction s’agissant du travail effectué et a manifesté, auprès de l’expert technique international, le souhait de voir désormais organiser une formation analogue au profit des personnels féminins de la police aux frontières de l’aéroport de Kaboul, avec des formatrices françaises. Au regard de son coût (7 000 €), cette action a dégagé une plus-value élevée.

Lutte contre le narco-trafic : la formation des services de renseignement de la police afghane


Premier producteur d’opium au monde, et grand producteur de cannabis, l’Afghanistan est un acteur incontournable dans la lutte contre les narco-trafics. La communauté internationale apporte un soutien important aux forces de police locales dans leurs actions. La France en est l’un des pilotes les plus actifs, avec un retour en sécurité intérieure direct.

JPEG30 stagiaires des directions générales du renseignement, de la police aux frontières (ABP) et du contre narcotique, en poste à Kaboul comme en province, ont reçu du 29 août au 05 septembre 2014 une formation, financée sur les crédits du volet police du FSP/RSS, portant sur "le recrutement et la gestion des sources" par la direction du renseignement de la préfecture de police de Paris. Cette formation s’inscrivait dans la continuité des propositions de coopération bilatérale entre les polices françaises et afghanes décidées lors de la visite au mois de juin 2014 du Directeur Général du Renseignement Afghan auprès de ses homologues du renseignement français.

L’objectif de la formation était d’exposer aux stagiaires la doctrine concernant le recrutement et la gestion des sources humaines en les initiant aux différents aspects des techniques préparatoires au ciblage, de l’enquête, de la surveillance et du management.

Les experts ont rapporté au commandant E.Petit, JPEG l’expert technique international en charge du FSP Police, avoir été favorablement impressionnés par le niveau des stagiaires.

Il est vrai que certains ont été formés à l’école russe du renseignement.

Lutte contre l’insurrection et construction de la gendarmerie afghane : l’ANCOP

L’ANCOP est la branche de la police afghane particulièrement chargée du maintien et du rétablissement de l’ordre. Forte d’environ 16000 hommes, cette force de police est bâtie sur le modèle de la gendarmerie mobile française. Si sa vocation est de maintenir l’ordre, elle est encore essentiellement employées dans des opérations de contre-insurrection aux côtés de l’armée nationale afghane (ANA) comme actuellement dans le Badakhshan. Elle a cependant prouvé récemment qu’elle était capable de maintenir l’ordre (Kaboul, fin 2012) face à des manifestations importantes, en faisant un usage gradué et adapté de la force.

Considérée comme la force de sécurité la plus avancée, elle est autonome depuis janvier 2014. Cependant, la France continue à suivre et à soutenir l’ANCOP, ainsi que la partie sécurité intérieure du traité d’amitié franco-afghan. Le but de cet étroit partenariat est de rapprocher l’ANCOP des standards français.
JPEG Le partenariat de la gendarmerie avec l’ANCOP s’est jusqu’à présent traduit par des formations individuelles ou collectives au maintien de l’ordre et par la présence d’un colonel de gendarmerie en qualité de conseiller direct du général commandant l’ANCOP.
Depuis 2014, un investissement plus conséquent dans la formation des officiers est engagé. Des formations complémentaires courtes en France ont pu avoir lieu (18 500 €), tandis que se développe la mise en place de formations initiales de haut niveau (école des officiers de la gendarmerie nationale à Melun).
Dans le même temps, des équipes de gendarmes mobiles séjournent régulièrement à l’école de maintien de l’ordre de la province de Kunduz (40 000 €), et participent au bon fonctionnement de l’école.
Alors que l’OTAN s’est désengagé de la fonction conseil auprès de l’ANCOP, la France a identifié cette institution comme l’un des points forts de sa coopération technique.

Publié le 07/12/2014

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