Les ONG

Une quinzaine d’ONGs françaises opèrent actuellement en Afghanistandont une large part intervient exclusivement dans ce pays depuis les années 1980. C’est ainsi le cas de Madera, Afghanistan Demain, Afghanistan Libre, Afrane, Afrane Développement, Darah Afghanistan, Le Pélican ou encore MRCA.

D’autres ONGs entretiennent des liens particuliers avec l’Afghanistan, comme ACTED, dont les premières actions sur ce territoire sont mises en oeuvre dès 1993 et sans interruption jusqu’à nos jours, ou Solidarités International, présente en Afghanistan depuis 1981.

Certaines organisations ont débuté par des activités d’urgence pour aujourd’hui mettre en œuvre des projets de développement, c’est le cas d’Afrane qui a opéré ce tournant à la fin des années 1980. Cet exemple met en valeur l’évolution du mandat de plusieurs ONGs à travers les dernières décennies.

Depuis quelques années, la situation a évolué pour les ONGs françaises qui doivent apprendre à travailler en partenariat avec les autorités afghanes et que l’on considère de plus en plus comme des opérateurs dans la mise en œuvre de politiques publiques. Ainsi de nombreuses organisations ont travaillé dans le domaine de la santé publique, le programme de solidarité nationale ou encore l’aide aux déplacés internes. La Chaîne de l’Espoir a, quant a elle, initié un partenariat public-privé innovant incluant le gouvernement afghan dans la construction et la gestion d’un hôpital d’excellence à la pointe de la technologie.

Outre les secteurs d’accès aux services de base tels que l’éducation( Ensemble pour l’Afghanistan notamment) , la santé, l’eau et l’assainissement, la lutte contre la vulnérabilité alimentaire, le handicap, certaines ONGs se distinguent dans d’autres secteurs tels l’énergie renouvelable et l’efficacité énergétique comme Gères , l’architecture en terre (DARAH Afghanistan), la réduction des risques liés à la drogue (Médecins Du Monde).

De par leur diversité, leur attachement à l’Afghanistan, la multiplicité de leur secteur d’intervention, et leur présence historique, les ONGs françaises participent à un développement pérenne du pays selon différentes méthodologies.
La période transitoire qui s’annonce, tant au plan politique, sécuritaire et financier, s’ouvre comme une nouvelle étape de leur présence, avec de nouveaux défis à relever.
Le mode d’action et d’interaction des ONGs avec les acteurs étatiques afghans et les autres acteurs de la société civile (le secteur privé) est voué à évoluer et à s’adapter à la volonté d’« afghaniser » l’aide.
Cela répond en effet à une priorité des bailleurs.

Publié le 04/09/2013

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