Mission de la correspondante humanitaire dans la province de Ghor [fa]

La correspondante humanitaire s’est rendue dans la ville de Chaghcheran, chef-lieu de la province centrale de Ghor afin de rencontrer les deux ONG partenaires de mise en œuvre des projets de sécurité alimentaire financés par le CIAA (Comité Interministériel de l’aide alimentaire), Afghanaid et ACF, et de mieux apprécier la réalité du terrain

Enclavée entre les provinces de l’ouest (Hérat, Badghis), du nord (Faryab, Sari Pul) et du sud de l’Afghanistan (Helmand et Farah), Ghor est l’une des plus pauvres d’Afghanistan. Cette province à la terre d’ocre et aride, est peuplée d’environ 792 000 habitants. Les paysages sont ceux de haute altitude. Il y a peu de routes et ses montagnes font de cette région l’une des plus inaccessibles d’Afghanistan. Les populations de Ghor, dont deux tiers vivent de l’agriculture, sont touchées de manière récurrente par des sécheresses. La sécheresse en juin 2013 avait mobilisé l’attention des acteurs humanitaires et des donateurs, dont celle de l’Ambassade qui avait décidé de soutenir Afghanaid et ACF en 2013 et 2014. Le soutien de la France a permis de consolider la sécurité alimentaire des populations les plus vulnérables (2 100 familles) par des activités d’argent contre travail et par la réhabilitation de plus de cinquante infrastructures communautaires.

Une rencontre avec les équipes de terrains des deux ONG et avec les bénéficiaires a permis de confirmer la contribution des projets, et d’en mesurer la mise en œuvre. Implantés de longue date, nos partenaires maintiennent leurs programmes pour que les besoins humanitaires de la province reculée de Ghor ne restent pas sans réponse face à la montée de l’insurrection et des tensions communautaires. Leur présence sur le moyen-terme vise à combler le vide laissé par le départ d’autres ONG confrontées à l’insécurité.

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Publié le 01/10/2014

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