Paquet Énergie-Climat 2030 [fa]

L’accord conclu par le Conseil européen, est une étape essentielle pour la construction d’une Europe de l’Énergie durable répondant aux enjeux économiques et écologiques du XXIe siècle.

Cette volonté européenne commune va permettre de :

  • relancer l’économie européenne par la croissance verte,
  • renforcer notre sécurité d’approvisionnement,
  • engager l’Europe dans un nouveau modèle énergétique de développement,
  • lutter résolument contre le dérèglement climatique.

Cet accord solide et collectif place l’Union européenne à la pointe de la transition énergétique mondiale et lui permet de contribuer au succès de la conférence des parties pour le Climat, qui se tiendra à Paris en décembre 2015.

Malgré tous les doutes, l’Europe a su prendre courageusement ses responsabilités. Les négociations ont pu s’appuyer sur l’exemple de la France grâce au vote par l’Assemblée nationale en première lecture du Projet de Loi sur la Transition Énergétique pour la Croissance Verte, qui a servi d’accélérateur. En effet, par cette loi, la France s’est imposée des objectifs ambitieux. Elle a donc été entendue au niveau européen.

Avec au moins 40 % de réduction des émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2030, un objectif d’efficacité énergétique de 27 % en 2030 et un réexamen prévu d’ici 2020 de porter cet objectif à 30 %, voilà des objectifs qui donnent du sens au nouveau modèle économique.
Avec 27 % d’objectifs en 2030 de part d’énergies renouvelables, l’Europe se donne les moyens de développer les filières industrielles du futur.

Le Conseil européen a également réaffirmé sa volonté d’investir au niveau communautaire sur les interconnexions des réseaux énergétiques. Il s’agit d’un objectif essentiel pour l’équilibre du système énergétique européen et pour la sécurité d’approvisionnement.

Cet accord prévoit aussi un soutien significatif aux États-membres, en particulier aux moins avancés, pour investir dans l’innovation et des projets concrets, grâce au mécanisme « NER 400 », un nouveau fonds de modernisation, géré par les États membres avec le soutien de la Banque Européenne d’Investissement, et la redistribution de 10 % des quotas carbone aux États membres ayant un PIB inférieur à 90 % de la moyenne européenne.

Ces fonds devront aller en priorité à l’amélioration de l’efficacité énergétique, à la modernisation des systèmes énergétiques, et au développement des réseaux intelligents. Ces initiatives viendront compléter le plan d’accompagnement de la loi de transition énergétique qui prévoit déjà au niveau national le renforcement des aides fiscales, le déploiement du programme des investissements d’avenir, des prêts de la Caisse des Dépôts et Consignations et de la Banque Publique d’Investissements et de nombreux appels à projets.

C’est donc une très bonne nouvelle de voir l’Europe volontariste, imaginative, et entrer dans la dynamique que nous avons déjà engagée en France. Je m’emploierai à favoriser le développement de projets européens et le partage de solutions pour bâtir concrètement cette Europe de l’Énergie durable dont nous avons tant besoin.

Publié le 28/10/2014

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