Publication de la contribution nationale de l’Afghanistan pour la COP 21.

L’Afghanistan a officiellement transmis sa contribution nationale volontaire pour le futur accord universel sur le Climat. Cet accord devrait être finalisé lors de la 21ème Conférence des Etats Parties à la Convention des Nations-Unies sur le changement climatique, qui se tiendra à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015. L’Afghanistan apporte ainsi une pierre à l’édifice de la lutte contre le réchauffement de la planète, l’objectif de maintien de ce dernier sous la barre des 2 degrés supplémentaires ne pouvant être atteint qu’à la condition que chaque pays consente un effort maximal pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre.

Si l’Afghanistan est actuellement l’un des plus faibles émetteurs mondiaux de gaz à effet de serre, il est également l’un des plus touchés par le changement climatique. La contribution nationale afghane souligne ainsi le faible rôle de ce pays dans le dérèglement climatique. Les émissions annuelles de CO2 par habitant sont estimées à 0,23 tonnes en 2011 (moyenne de l’UE environ 7 tonnes) pour une émission globale de 6,5 millions de tonnes en 2011. Avec 0,02 % du total mondial, l’Afghanistan se place ainsi au 110ème rang mondial en 2011. La faible responsabilité afghane se trouve dès lors inversement proportionnelle à l’importance des impacts négatifs subis par l’écosystème afghan. La contribution nationale afghane constate une baisse de 40,5 mm des précipitations de printemps depuis 1960 et une augmentation de 0,6 degré de la température moyenne annuelle. Les projections de hausse des températures varient entre 1,5 et 3 degrés à horizon 2050 et 2,5 à 5 degrés à horizon 2100.

Dans ce contexte, l’Afghanistan s’engage à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de -13,6% d’ici à 2030 par apport à ce qu’aurait été leur niveau en l’absence de politique particulière promouvant le développement d’une économie moins riche en carbone. Cet engagement représente un effort sensible pour un pays au seuil de l’émergence économique. Les émissions de gaz polluants de l’Afghanistan sont en effet amenés à s’accroître fortement au fur et à mesure de son développement, le scénario d’évolution normale (« business as usual ») de l’Afghanistan, prévoyant une multiplication par 2,5 de ces émissions entre 2005 et 2030.

Face à cet objectif, l’Afghanistan aura besoin d’une aide financière massive de la communauté internationale. La contribution nationale afghane précise que 17 milliards de dollars seront ainsi nécessaires, afin tant d’adapter l’économie afghane à un modèle moins intensif en émissions carbonées (6 milliards USD) que pour faire face aux conséquences négatives du changement climatique sur le pays (11 milliards USD).

(INDC disponible ici : http://www4.unfccc.int/submissions/INDC/Published%20Documents/Afghanistan/1/INDC_AFG_Paper_En_20150927_.docx%20FINAL.pdf).

Publié le 28/10/2015

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